🧶 Pull top-down : comprendre les différentes constructions
Quand on parle de pull top-down, on pense souvent immédiatement au raglan. Pourtant, tricoter un pull de haut en bas ne désigne pas une seule construction.
Au fil de mes projets, j’ai eu l’occasion de tricoter plusieurs pulls top-down très différents : Foggy Autumn de DROPS, Crystalline de Lirio Knits, Galia de Macimille, Hannah Sweater O-neck, Anker's Sweater et Hazel Sweater de PetiteKnit.
Ils ont tous un point commun : ils se construisent du haut vers le bas. Mais la façon de former les épaules, l’empiècement et les manches change complètement d’un modèle à l’autre.
C’est justement ce que je te propose de découvrir ici.
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🔄 Qu’est-ce qu’un pull top-down ?
Un pull top-down se tricote simplement du haut vers le bas.
On commence donc quelque part autour de l’encolure ou des épaules, puis on construit progressivement le haut du pull avant de poursuivre vers le corps et les manches.
Cette méthode présente plusieurs avantages : il y a généralement très peu de coutures, on comprend progressivement comment le vêtement prend forme et, selon la construction, il est souvent possible d’essayer le pull en cours de route pour ajuster sa longueur.
Mais derrière ce principe se cachent plusieurs façons très différentes de construire un vêtement.
📐 Le raglan : une construction simple à visualiser
Le raglan est probablement l’une des constructions top-down les plus connues.

On commence par tricoter le col, puis l’empiècement en rond. Quatre zones de raglan délimitent le devant, le dos et les deux manches. Des augmentations sont réalisées régulièrement de part et d’autre de ces lignes : plus on descend, plus le nombre de mailles augmente et plus le pull s’élargit.
Une fois la profondeur d’emmanchure atteinte, les mailles des manches sont mises en attente. Le devant et le dos sont réunis pour continuer le corps en rond, puis les manches sont reprises et tricotées à leur tour.
Visuellement, le raglan se reconnaît souvent aux lignes diagonales qui partent de l’encolure vers les aisselles.

C’est une construction très intéressante pour découvrir le pull top-down, car on voit facilement comment les différentes parties du vêtement se mettent en place.
⭕ L’empiècement circulaire : des augmentations réparties autour du pull
Avec un empiècement circulaire, la logique est différente.
Il n’y a plus quatre lignes de raglan bien définies. Les augmentations sont réparties autour de l’empiècement, ce qui permet au pull de s’élargir progressivement depuis l’encolure jusqu’aux emmanchures.

Le modèle se tricote en rond depuis le haut et son empiècement est idéal pour intégrer un jacquard à motifs nordiques par exemple. Une fois l’empiècement suffisamment large et profond, les mailles sont séparées entre le corps et les manches.
Cette construction est particulièrement adaptée aux motifs qui doivent se poursuivre tout autour du haut du pull : jacquard, rayures ou jeux de textures.
Le Crystalline ajoute encore quelques techniques intéressantes, comme les rangs raccourcis allemands, le montage et le rabattage italiens ainsi que le travail du jacquard.

Le résultat est généralement plus arrondi qu'un raglan et aucune ligne d’augmentation ne vient couper visuellement l’empiècement.
🧩 Construire d’abord le dos et les épaules
D’autres pulls top-down ne commencent pas du tout par un col tricoté en rond.
Ici, on construit progressivement le haut du vêtement à plat.
Sur Galia, on commence par le dos, dont la forme est créée notamment grâce à des rangs raccourcis allemands. Des mailles sont ensuite relevées pour construire séparément les deux épaules. Elles sont réunies pour former le devant, puis le devant et le dos sont finalement assemblés sous les emmanchures pour continuer le corps en rond.

Le Hannah suit le même grand principe, mais son façonnage est différent : le dos est d’abord élargi grâce à des augmentations, puis les épaules sont créées à partir de mailles relevées le long des bords inclinés du dos. Le devant est construit à son tour avant d’être réuni au dos.
Dans ces constructions, les manches ne sont pas déjà présentes dans l’empiècement comme avec un raglan. Une fois le corps construit, on relève des mailles tout autour des emmanchures et on tricote les manches du haut vers le poignet. C’est notamment le cas du Hannah.

Cette méthode permet de créer une ligne d’épaule beaucoup plus marquée et donne souvent un aspect plus proche d’un vêtement construit de manière traditionnelle, tout en conservant les avantages du top-down.
🪡 Les manches montées : le Hazel Sweater
Le Hazel Sweater de PetiteKnit pousse encore un peu plus loin le travail de construction des épaules.
Il commence lui aussi par le dos. Les épaules sont ensuite relevées et façonnées avec des diminutions, puis réunies pour créer le devant. Ce n’est qu’après avoir construit séparément le devant et le dos que les deux parties sont réunies pour former le corps.
Mais la grande différence apparaît au niveau des manches.
Les mailles sont relevées tout autour de l’emmanchure puis des rangs raccourcis permettent de créer progressivement le haut de la manche avant de continuer en rond.
On obtient ainsi l’effet d’une manche montée – ou set-in sleeve – construite directement du haut vers le bas, avec une forme d’épaule plus définie qu’un raglan ou qu’un empiècement circulaire.

C’est une construction un peu plus technique, mais particulièrement intéressante lorsqu’on aime comprendre comment le tricot peut reproduire la structure d’un vêtement cousu.
💡 Alors, quelle construction choisir ?
Il n’existe pas une construction meilleure qu’une autre. Elles donnent simplement des résultats différents.
Pour résumer :
Raglan : très lisible et progressif, avec ses quatre lignes d’augmentations.
Empiècement circulaire : idéal pour les jacquards et les motifs qui courent autour des épaules.
Construction dos + épaules : davantage de travail à plat au début et une ligne d’épaule plus structurée.
Manches montées top-down : une construction plus élaborée qui permet de façonner précisément l’épaule et la tête de manche.
Et c’est aussi ce que j’aime dans le tricot : deux pulls qui semblent relativement proches une fois terminés peuvent avoir été construits de façons complètement différentes.
🧶 Comprendre la construction plutôt que simplement suivre le patron
Lorsqu’on commence à tricoter des vêtements, un patron peut parfois ressembler à une succession d’instructions : augmenter ici, mettre des mailles en attente, relever des mailles là…
Mais dès que l’on comprend quelle partie du pull on est en train de construire, tout devient beaucoup plus logique.
Comprendre les différentes constructions top-down permet également de choisir plus facilement ses futurs projets et, petit à petit, de devenir beaucoup plus autonome dans la lecture des patrons.
C’est exactement cette approche que j’aime transmettre pendant mes ateliers : ne pas seulement reproduire un geste, mais comprendre pourquoi on le fait et comment l’ouvrage prend forme.
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Le tout progressivement et en petit groupe, pour pouvoir poser ses questions à chaque étape.
À très bientôt autour des aiguilles 🧶💚



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